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Pour Alternative Libérale, le nouveau parti libéral, Le CPE proposé
par le gouvernement est une mesure inefficace sur le plan de l’emploi et
très injuste pour les jeunes : leur égalité avec le reste des salariés
est remise en cause. C’est un replâtrage maladroit sur un « modèle
social » qui s’effondre.
Le CPE : la fausse bonne idée
des croisés du « modèle social » à la française
Ce contrat ne respecte aucun des principes fondamentaux à la liberté
des individus. Il est inefficace et injuste. Il est une nouvelle
tentative d’évitement des changements de fonds nécessaires.
Le CPE est inefficace
Le chômage est une injustice dont souffrent d’abord les catégories
les plus faibles de la population : les femmes, les salariés proches de
la retraite, les jeunes, les immigrés. Le chômage des jeunes est une
conséquence de la pénurie générale d’emploi. En voulant combattre de
façon ciblée le chômage des jeunes, Villepin soigne les conséquences,
pas les causes. La maison entière est en feu et le gouvernement essaie
d’éteindre l’incendie dans le salon, en feignant d’ignorer les autres
pièces.
Le CPE va déplacer du chômage en France, pas créer des emplois. Seule
une politique économique audacieuse et globale, de croissance, pourrait
créer des emplois.
Le CPE est injuste
Pourquoi 26 ans ? Les jeunes de 18 à 26 ans sont-ils un groupe
homogène ? Il apparaît clairement que cette mesure est une forme de
ségrégation « positive » pour les jeunes. On imagine facilement les
problèmes induits par cette ségrégation (loyers, crédits), en dépit des
assurances des banques.
En outre, la possibilité de licencier de manière arbitraire sans
motif déclaré est totalement contraire à la plus élémentaire garantie de
confiance entre l’employeur et l’employé.
Le CPE est un replâtrage sur un mur qui s’écroule.
Villepin est le Gorbatchev du modèle social français. Il feint qu’il
est possible de le sauver, et doit pour ce faire consentir des réformes
qui ne lui ressemble pas. Malheureusement, en ménageant la chèvre et le
chou, cette réforme n’aura aucune conséquence sérieuse. Le Pouvoir a
enfin compris que la sur-réglementation du travail conduit au chômage,
mais cela ne suffit pas pour faire une politique.
Seule une révision du droit du travail, ces milliers de pages
illisibles et complexes, permettra aux employeurs de retrouver confiance
dans la simplicité de l’embauche. Pour en finir avec ce droit « tueur
d’emplois », les libéraux sont favorables à une simplification des
contrats, la mise en œuvre d’une beaucoup plus grande liberté
contractuelle et la précision des textes juridiques liés aux
licenciements (la définition des fameuses et très floues « causes
réelles et sérieuses » du licenciement). C’est la condition du retour de
la confiance.
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