Les replâtrages du CPE ou l’impossible sauvetage du « modèle social français »


Communiqué de presse - 7 mars 2006

Pour Alternative Libérale, le nouveau parti libéral, Le CPE proposé par le gouvernement est une mesure inefficace sur le plan de l’emploi et très injuste pour les jeunes : leur égalité avec le reste des salariés est remise en cause. C’est un replâtrage maladroit sur un « modèle social » qui s’effondre.

Le CPE : la fausse bonne idée
des croisés du « modèle social » à la française

Ce contrat ne respecte aucun des principes fondamentaux à la liberté des individus. Il est inefficace et injuste. Il est une nouvelle tentative d’évitement des changements de fonds nécessaires.

Le CPE est inefficace

Le chômage est une injustice dont souffrent d’abord les catégories les plus faibles de la population : les femmes, les salariés proches de la retraite, les jeunes, les immigrés. Le chômage des jeunes est une conséquence de la pénurie générale d’emploi. En voulant combattre de façon ciblée le chômage des jeunes, Villepin soigne les conséquences, pas les causes. La maison entière est en feu et le gouvernement essaie d’éteindre l’incendie dans le salon, en feignant d’ignorer les autres pièces.

Le CPE va déplacer du chômage en France, pas créer des emplois. Seule une politique économique audacieuse et globale, de croissance, pourrait créer des emplois.

Le CPE est injuste

Pourquoi 26 ans ? Les jeunes de 18 à 26 ans sont-ils un groupe homogène ? Il apparaît clairement que cette mesure est une forme de ségrégation « positive » pour les jeunes. On imagine facilement les problèmes induits par cette ségrégation (loyers, crédits), en dépit des assurances des banques.

En outre, la possibilité de licencier de manière arbitraire sans motif déclaré est totalement contraire à la plus élémentaire garantie de confiance entre l’employeur et l’employé.

Le CPE est un replâtrage sur un mur qui s’écroule.

Villepin est le Gorbatchev du modèle social français. Il feint qu’il est possible de le sauver, et doit pour ce faire consentir des réformes qui ne lui ressemble pas. Malheureusement, en ménageant la chèvre et le chou, cette réforme n’aura aucune conséquence sérieuse. Le Pouvoir a enfin compris que la sur-réglementation du travail conduit au chômage, mais cela ne suffit pas pour faire une politique.

Seule une révision du droit du travail, ces milliers de pages illisibles et complexes, permettra aux employeurs de retrouver confiance dans la simplicité de l’embauche. Pour en finir avec ce droit « tueur d’emplois », les libéraux sont favorables à une simplification des contrats, la mise en œuvre d’une beaucoup plus grande liberté contractuelle et la précision des textes juridiques liés aux licenciements (la définition des fameuses et très floues « causes réelles et sérieuses » du licenciement). C’est la condition du retour de la confiance.

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