Au prétexte de lutter contre l’obésité, le gouvernement
envisage désormais de taxer, pour notre bien à tous, le « grignotage ».
Alternative Libérale dénonce une boulimie fiscale chimérique qui occulte
la faillite du système français de protection sociale.
Tout est bon pour renflouer, même à la marge,
l’insatiable déficit de la Sécu, dans les seules limites de
l’imagination de nos députés. Pourtant la qualité des soins et les
conditions de travail des personnels soignants se dégradent rapidement
dans notre pays.
Prenant cette fois prétexte de lutter contre
l’obésité, l'Etat propose à nouveau de diminuer le pouvoir d’achat des
français, en taxant les produits dits de « grignotage » à hauteur de 10
centimes et les boissons sucrées de 6 centimes par litre. Une mesure
sensée rapporter 220 millions d'euros dans le meilleur des cas, autant
dire une goutte d’eau, qui ne fera pas maigrir les Français, pas plus
qu’elle n’assainira les comptes de la Sécu. Car enfin s’il suffisait
d’un nouveau prélèvement pour que tout s’arrange, notre système de santé
serait sorti d’affaire depuis des années.
En tous cas, cette nouvelle taxe évite de poser des
questions qui fâchent : Si la sécu est chroniquement en déficit,
n’est-ce pas tout simplement parce qu’elle repose sur des préceptes
égalitaristes intenables infusés dans une mauvaise gestion légendaire ?
Si les petits Français grignotent, n’est-ce pas en partie parce que la
nourriture qui leur est servie dans les établissements scolaires est
trop souvent médiocre ? Enfin, si l’on veut s’attacher à la qualité de
la nourriture, pourquoi faire bénéficier la restauration rapide d’une
TVA bien plus faible que les restaurants traditionnels?
Parce que les Français méritent mieux qu'un plat
unique en matière d'assurance maladie, Alternative Libérale prône
l'introduction de solutions de santé « à la carte », seules
respectueuses de la diversité et des besoins de la population : le libre
choix de l’assurance maladie et la fin du monopole de la Sécurité
Sociale, qui ne demeure à la pointe que dans un seul domaine : la
dilapidation de l’argent des contribuables.
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