EDF-GDF : Libérez les énergies !


Communiqué de presse - 12 septembre 2006

Contre l'interventionnisme du gouvernement qui s'obstine à vouloir piloter les grandes entreprises françaises, Alternative Libérale plaide pour une concurrence ouverte dans le secteur de l'énergie comme ailleurs.

Lorsque Suez, entreprise privée, fit l'objet d'une proposition de rachat par ENEL, groupe italien également privé, notre premier ministre s’empressa de dénoncer une attaque contre la France et fit capoter l'opération, au mépris des actionnaires qu'on ne prit pas même la peine de consulter. Dans le même temps, BNP Paribas s’offrait la banque italienne Banca Nazionale Lavoro sans que cela ne semble choquer personne de l’autre côté des Alpes.

Trois mois après l'opération anti-Mittal, nous constatons que l'odeur des capitaux métèques, fussent-ils européens, semble toujours faire souffrir les narines de nos gouvernants. « Patriotisme économique », disent-ils.

Aujourd'hui, Villepin propose la fusion de GDF - détenue par l'Etat à hauteur de 80% - avec Suez. Le nouvel ensemble, constitué à 34% de capitaux publics, devrait donc continuer de subir le diktat permanent d’un gouvernement qui s’affirme clairement et toujours plus interventionniste. L'Etat n'a-t-il pas assez à faire avec ses propres usines à gaz ?

Pour Alternative Libérale, c'est aux actionnaires et non à l'Etat de définir les stratégies industrielles de leurs entreprises dans un environnement que les libéraux souhaitent réellement concurrentiel et ouvert.

Les champions industriels, lorsqu'ils bénéficient de privilèges ou de barrières réglementaires taillées sur mesure pour exclure leurs concurrents, ne cherchent pas à améliorer leurs prestations. A trop protéger les grands groupes contre les petites entreprises ambitieuses, le gouvernement prive les Français d'innovations, empêche toute baisse des prix et bloque le développement de nos PME les plus dynamiques.

Enfin, l'énergie que socialistes et communistes consacrent en pure perte à bloquer le projet du gouvernement, sans contre-proposition autre que le maintien du statu quo, confirme qu'ils ne comprennent toujours rien aux enjeux du secteur énergétique. Si les Français brassaient de l'air avec autant de vigueur que ces parlementaires bien pensants, l'énergie éolienne pourrait rapidement remplacer le nucléaire !

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