La liberté d’expression n’est pas négociable |
Communiqué de presse - 12 septembre 2006 |
Après l’affaire des caricatures, la violence des réactions aux propos de Benoît XVI vient nous rappeler que le combat pour la liberté d’expression, en France et dans le monde, est plus que jamais d’actualité. Le rôle d’un parti politique n’est certes pas de s’immiscer dans un débat théologique. Mais l’onde de choc qui a secoué le monde musulman à la suite des propos de Benoît XVI, avec son cortège d’intimidations et d’actes violents, s’inscrit bien davantage dans un contexte politique que religieux. Et ses répliques soulèvent dans les démocraties de vives inquiétudes pour les défenseurs de la liberté d’expression. Car ce qui s’est produit n’est rien moins qu’inquiétant. Parmi les nombreuses personnes manifestant leur émoi, leur colère, bien peu avaient lu le texte incriminé. Et quand bien même elles auraient voulu le faire, elles ne l’auraient pour la plupart pas pu, étant placées sous le joug de gouvernements totalitaires et de religions officielles. Dès lors, présenter ces manifestations comme spontanées constitue en soi un glissement dangereux. Et puis comment ne pas être navré au spectacle des violences commises par ceux-là même qui prétendent s’indigner que l’on puisse associer violence et religion? Ces événements sont hélas aussi l’occasion de s’interroger sur la faible combativité des gouvernements et des médias occidentaux face à une atteinte manifeste contre la liberté d’expression. Il ne s’agit pas en l’espèce de défendre les propos d’une personne, mais bien de se battre bec et ongle pour qu’elle ait la liberté de les tenir. Et si ces propos sont inexacts, qu’on leur réponde par des arguments rationnels et fondés, pas avec des menaces. Alternative Libérale a sur ce sujet une position sans ambiguïté aucune : la liberté d’expression est un pilier fondateur des démocraties modernes. Elle ne doit souffrir aucun domaine d’exclusion. |