
>
Voir la vidéo
> Retour
Louis
XIV disait « L’Etat c’est moi » pour exprimer l’étendue de son pouvoir
arbitraire.
En démocratie, l’Etat, c’est la chose publique,
c'est-à-dire un instrument au service du citoyen. C’est un outil, qui permet
d’assurer à chaque individu le respect de ses droits essentiels, le rappel de
ses devoir et de faciliter son émancipation dans la société.
Je vais peut-être vous surprendre si je vous dis
que les libéraux aiment l’Etat. Oui, nous libéraux aimons l’Etat qui protège les
droits fondamentaux des individus. Nous aimons l’Etat qui organise la
représentation du peuple et lui permet de voter ses lois. Nous aimons aussi
l’Etat qui assure au plus faible, et à celui qui a trébuché, les moyens de vivre
dignement et surtout de rebondir.
Si on vous dit que libéraux veulent une société
sans Etat, on vous ment. Ce que veulent les libéraux, c’est un Etat à sa juste
place, un Etat de l’essentiel.
Ce que veulent les libéraux, c’est un Etat
moderne et transparent qui rend des comptes au citoyen et dépense avec
discernement l’impôt qu’ils payent à la sueur de leur front.
Savez-vous que le dernier budget français voté à
l’équilibre date de 1974 ? Savez-vous que le seul remboursement de la dette nous
coûte aujourd’hui la bagatelle de l’équivalent de la totalité de l’impôt sur le
revenu ?
Pour permettre cette transparence, nous
rétablirons le contrôle du parlement sur les dépenses de l’administration. La
façon dont le budget est voté aujourd’hui est une vraie mascarade.
Ce que nous voulons, c’est un Etat recentré, au
périmètre clairement défini. Est-il indispensable que l’Etat s’occupe de
télévision et de jeux de hasard ? Son rôle est-il irremplaçable dans la gestion
des voies ferrées, la construction de logements ou la fixation des prix dans la
grande distribution ? Demain il viendra jusqu’à nous expliquer comment lacer nos
chaussures ? Et bien NON.
Pour permettre ce recentrage, nous rétablirons
des frontières strictes entre ce qui est de la compétence de l’Etat et ce qui ne
l’est pas.
Enfin, le service de l’Etat ne peut justifier
qu’une partie de la population jouisse de privilèges hors de portée du commun
des mortels. Comment justifier aujourd’hui l’emploi à vie ou les fonds de
pensions réservés à la fonction publique ? Comment justifier la mainmise de
syndicats ultra-minoritaires sur des secteurs entiers du service public ?
Les fonctionnaires français, surtout ceux qui
font carrière en politique, aiment se dire les serviteurs de l’Etat. S’ils
veulent servir, nous attendons d’abord qu’ils soient les serviteurs du peuple.
L’histoire a montré qu’à trop vouloir servir
l’Etat, on finit souvent par trahir le peuple.
Les libéraux veulent un Etat au service du
peuple, pas un peuple au service de l’Etat !
C’est là le sens de mon engagement dans
Alternative Libérale.
Ludovic Lassauce