Intervention de Douce de Franclieu


Congrès Fondateur d'Alternative Libérale, 14 mai 2006

Douce de Franclieu

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Si je me suis engagée dans Alternative Libérale, c’est parce c’est pas mon genre ni de déserter ni de pleurnicher sur ce qui ne va pas.

Je n’ai plus envie de me faire mener en bateau par des hommes politiques médiocres et poltrons. J’ai décidé de me battre pour libérer la société qui étouffe, à tous les niveaux, en commençant par les jeunes qui ont bien compris que leur avenir est meilleur à l’étranger, qu’ils soient blancs ou pas…. à Bac + 5, ou pas.

Tout le monde sait que pour changer la France, et débloquer l’avenir professionnel de nos enfants, nous devons commencer par libérer l’Education Nationale, celle qui déforme les élèves, les étudiants, les profs, les économistes, les historiens, les syndicats, les journalistes, les juges, les assistantes sociales, les artistes…bref, les futurs parents des générations de demain.

Avec Alternative Libérale, je veux contribuer à libérer la société en supprimant la carte scolaire qui conduit à des passe-droits, et de bonnes écoles, selon que vs habitez les beaux quartiers ou que vs êtes fils d’enseignant ou du concierge de l’Ecole…

Nous voulons des directeurs d’école libres et responsables -devant les parents- du choix des professeurs afin que ceux-ci soient intéressés à faire progresser le niveau de leurs élèves et à pouvoir eux-mêmes accomplir de belles carrières. Ce n’est pas le cas aujourd’hui, sauf pour certains agrégés plan-plan…et du bon côté…

Nous voulons développer un authentique libre-choix par chaque parent de l’école de ses enfants, car les écoles sous contrat dites privées n’ont rien de privé et ne permettent aucun vrai choix, juste un peu plus de discipline.

Ns voulons faire rentrer dans les écoles ce que les syndicats français bloquent, par idéologie : le pragmatisme, la connaissance du marché de l’emploi, la reconnaissance de la diversité des talents. Le système éducatif n’a pas pour fonction de fabriquer des chômeurs bloqueurs de facs, mais de former des jeunes à l’exercice d’un métier. C’est pourquoi nous demandons la fin du collège unique, l’apprentissage dès le décrochage des études générales, des cours d’informatique adaptés et surtout des cours de conduite qui formeront mieux les conducteurs que les radars et les permis à + de 1000 € qu’aucun jeune ne peut s’offrir, ni dans les banlieues, ni ailleurs. Nous demandons la rationalisation de filières devenues folles : saviez-vous que la France abrite la moitié des étudiants en psychologie d’Europe ? Mais qu’elle garde un numerus clausus qui bloque la formation de médecins et infirmières, pourtant en nombre insuffisants ? C’est bon pour la vente des antidépresseurs, mais c’est triste.

Nous sommes pour des facs autonomes qui, pour être mieux équipées, seront peut-être plus chères, mais certainement mieux gérées. Elles accueilleront ainsi + de boursiers bosseurs et méritants, et pas tous les rejetés de l’école inadaptée au monde moderne que ns connaissons.

Libérer l’Education, c’est vraiment la priorité des libéraux !

Douce de Franclieu