Il est de bon ton depuis le début de la crise financière dont nous ne sommes pas sortis, même si certains indices récemment publiés sont positifs, de célébrer le retour des Etats dans le domaine économique et financier.
Confronté à une crise de confiance et de liquidité le système bancaire mondial ne pouvait, semble-t-il, continuer à financer l’économie réelle sans un soutien massif des Etats. C’est en tous les cas l’hypothèse qui a été retenue par la grande majorité des gouvernements qui ont avec diligence mis en place « des plans de sauvegarde » dont tous les établissements ont, directement ou indirectement, bénéficié dans les dix-huit derniers mois. Conséquence hélas prévisible, les dettes du système bancaire se sont agrégées aux déficits structurels des Etats. Elles n’ont pas disparu ; elles ont été nationalisées.