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Dauphiné Libéré l Arnaud Walther prône « une autre politique »

Législative partielle 4ème circonscription de l'Isère - 30 mai et 6 juin 2010 

Sa candidature, sous la bannière "Alterantive Libérale et Parti Libéral démocrate" est différente des autres, voire atypique. Mais cela ne le gêne pas, au contraire. « Je me présente pour faire entendre une voix un peu différente en politique », explique Arnaud, jeune ingénieur et candidat pour la législative partielle sur la 4e circonscription. « Je veux dire aux électeurs qu'ils ont la possibilité de faire un autre choix que celui d'un interventionnisme de droite ou celui d'un interventionnisme de gauche. Ni socialiste ni conservateurs, résolument à l'opposé des extrêmes, je souhaite exprimer une voix unique dans l'espace politique, loin de la logique du tout État et basée sur la confiance en l'individu. »

 

« Stop à l'assistanat »

M. Walther et son suppléant, Valentin Becmeur, arrivent d'ailleurs avec des propositions bien définies « qui ont un caractère national mais qui trouvent écho dans les problématiques locales » et qui, d'après lui, « ne coûteraient pas un centime au contribuable ».

Pour résoudre la crise du logement par exemple, Arnaud Walther - qui se dit proche des idées d'Alain Madelin - propose de rendre « tous les terrains  constructibles par défaut, sauf bien sûr les sites remarquables et les zones dangereuses. C'est la seule manière d'en finir avec la bulle immobilière et de faire redescendre les prix aux niveaux des années 90 ». La suppression du permis de construire, « source de clientélisme et de corruption » est aussi imaginée, de même « que la rapide expulsion des locataires mauvais payeurs ». Pour M. Walther, c'est une garantie qui évitera la vacance de milliers de logements anciens et qui inciter les propriétaires « à louer en toute confiance, sans exiger des cautions trop élevées ».

Pour résoudre les problèmes d'insécurité, M. Walther dit « stop à l'assistanat ». D'après lui, « une des sources majeures de la délinquance vient du fait que de nombreux parents ne s'occupent pas de leurs enfants. Il faut donc réformer l'aide sociale, car la politique familiale ne doit pas être une source de revenus. Il faut créer une seule aide qui inciterait au retour à l'activité ».

M. Walther pense aussi qu'il faudrait laisser le choix aux salariés sur les assurances sociales : « Ils devraient pouvoir soit cotiser à la Sécurité sociale soit faire jouer la concurrence en optant pour des assurances privées. Face au défi du financement de la retraite par répartition, permettons à chacun de pouvoir cotiser à un fonds de pension. » Bon... Mais le jeune politique est-il conscient que ses propositions peuvent sembler très tranchées ? « Bien sûr que nos propositions peuvent sembler rudes, mais elles sont des pistes pour sortir de l'impasse de l'actuelle conjoncture », conclut M. Walther dont le slogan est "La confiance dans la liberté". »

 

Le Dauphiné Libéré le 12 mai 2010