Devinez où Sabine Herold, la plus jeune tête de Liste aux Européennes a fourbi ses armes : à la rédaction de l'union.
« Un stage très formateur », souligne la jeune femme qui savait déjà, en 2001, ce qu'elle voulait. Rémoise, Sabine a seulement 27 ans, est ravie d'endosser te titre de «42e femme politique la plus jolie du monde ».« Ce qui me plaît surtout, c'est d'être reconnue comme une femme politique », confiait-elle vendredi à la terrasse du Café du palais à Reims où elle était venue soutenir Les candidats de la liste Est de son parti « Alternative libérale » conduite par Christian Braga. Jolie aussi pour qui aime les beautés froides, un peu psychorigide (c'est ce qu'on lui reproche).
On l'a même surnommée Mademoiselle Thatcher. Ça la fait sourire. Souvenez-vous, Sabine s'était fait connaître en 2003 en mettant 80.000 personnes dans la rue à Paris quand il était question de la réforme des retraites. « On en avait marre que le pays soit bloqué. On avait supporté des semaines de grève et on avait voulu montrer qu'on pouvait être pour des réformes en France et ne pas systé¬matiquement tout bloquer. »
Depuis trois ans, Sabine qui a terminé Sciences-Po, fait du conseil en entreprise. Elle fait surtout de la politique en montrant qu'elle est une vraie « bête » dans le domaine.
Elle a même fini par créer un parti politique ultra libéral et vient d'éditer son premier bouquin : « Le bouffon du roi ». Le roi c'est Sarko, le bouffon c'est Besancenot. Et elle les déteste tous les deux cordialement. « Sarkozy a tout intérêt à mettre Besancenot en avant », explique très sérieusement la jeune femme. «il divise la gauche et le mouvement syndical, c'est un bon ennemi parce qu'il fait peur à son propre camp qui du coup se resserre autour de lui et il est comme tous les bouffons dans les cours royales, son double grotesque. »
Bref, Besancenot ferait tellement peur que les idées de Sarkozy du coup paraissent raisonnables... et c'est plus facile de faire passer des réformes.
Pour ce qui est de l'Europe, Le slogan somme toute banal de son parti « L'Europe c'est vous », ne risque pas d'accrocher beaucoup le jeune électorat que tous Les candidats convoitent. « Mais si, notre affiche est la seule qu'on verra puisque c'est un bébé qui a l'air de redouter un avenir qui s'annonce bien noir. Notre incapacité à réformer re¬porte tout le poids sur nos enfants », voila ce que veut dire Alternative Libérale dans cette campagne des Européennes qui ne décolle toujours pas. Le jeune créateur de l'affiche nationale, élève de l'école de design de Reims, Thomas Guigue le reconnaît : « Soit les jeunes ne s'intéressent pas du tout à la politique, soit ils ne connaissent aucun des autres partis que le leur ». Et selon lui, aucune incitation provocante n'y changera rien. Même pas les beaux yeux de Sabine ?



