Alternative Libérale invite tous les citoyens et associations désireux de se joindre à cette démarche à lire et signer l’appel en ligne :
Le film intégral de la conférence de presse, qui s’est tenue à Paris, est disponible sur le site d’Alternative Libérale. En voici un bref compte-rendu :
Séverine Tessier, conseillère municipale socialiste et présidente d’ANTICOR, l’association des élus contre la corruption, a dénoncé le recyclage des politiciens corrompus par les partis politiques et appelé à voter en conséquence aux prochaines élections: « Le vote utile c'est le vote éthique. La prime à l'honnêteté doit remplacer la prime à la casserole »
Elle a salué l’engagement pris par trois candidats à la présidentielle - François Bayrou, Ségolène Royal et Dominique Voynet - en faveur des 13 propositions pour une « révolution éthique » formulées par son association. Elle a en revanche regretté que Nicolas Sarkozy n’ait pas donné suite: « pour nous, un candidat qui vient solliciter la confiance des français et qui ne s'engage pas contre la corruption ne mérite pas la confiance des français »
Férial Furon, candidate d’Alternative Libérale aux législatives à Levallois, a rappelé le parcours judiciaire de son adversaire, Patrick Balkany, par deux fois condamné pour corruption, une autre pour diffamation publique envers une opposante, et qui n’hésite pas aujourd’hui à demander l’exonération de sa dette envers la municipalité.
Déterminée à axer sa campagne sur le thème de la corruption, elle s’est aussi inquiétée du climat politique qui règne dans la ville : « J'ai assisté à des conseils municipaux et j'ai été effarée par l'atmosphère de terreur que le député maire impose à ses opposants. »
Charles de Courson, député UDF, ancien magistrat et fin connaisseur de ces questions, a détaillé les mécanismes de corruption en œuvre dans différents secteurs de l’économie et dans le monde politique. Il est aussi revenu sur la réforme récente de l’indemnisation chômage des députés, qualifiant la décision prise de « grave erreur »
Appelant à un changement des mentalités, dans les entreprises comme dans les partis, il a rappelé qu’il y a des gens honnêtes dans toutes les familles politiques, mais « le problème, c'est que les grands partis démocratiques n'ont pas fait le ménage chez eux. C'est trop facile de dénoncer les corrompus des autres partis mais jamais les siens ».
Edouard Fillias, président d’Alternative Libérale, s’est réjoui que des élus de sensibilité différente soient réunis pour la signature de cet appel : « La lutte contre la corruption est l'affaire de toutes les bonnes volontés. Il n’y a pas une feuille de papier à cigarette entre nous sur ce sujet ».
Il a annoncé qu’Alternative Libérale présentera des candidats aux législatives contre des élus corrompus partout en France : à Levallois, Nice, Grenoble, La Réunion ou encore dans le Vème arrondissement de Paris qui seront « à la pointe » sur le sujet.
Regrettant l’époque où « le Général de Gaulle payait ses repas et les timbres de son courrier personnel », il a formulé le vœu que l’Etat « gère ses deniers comme les pays d’Europe du Nord » et que le moindre abus soit sanctionné. Et d’ajouter : « Pour les libéraux, l’argent public est sacré ! »







