Le 2ème Congrès National d’Alternative Libérale, qui s’est tenu dimanche à Paris, a été marqué par les discours de personnalités venues dialoguer ou apporter leur soutien au jeune parti, à commencer par ceux d’Alain Madelin et Marielle de Sarnez.
Voir aussi: [Le film intégral du congrès]
Premier orateur invité à la tribune, Alain Madelin a fustigé « une campagne présidentielle consternante », marquée par « une sorte de grand retour de l’Etat, des solutions dirigistes et protectionnistes », et dénoncé une « distribution de l’argent que l’on a pas et que l’on ne pourra même plus emprunter à nos enfants ».
Le fondateur de Démocratie Libérale, qui a apporté son parrainage à Edouard Fillias, a motivé son soutien en affirmant qu’« il y a besoin d’une voix libérale dans la campagne ». Il a par ailleurs salué l’absence du président d’Alternative Libérale au « pèlerinage de dix candidats qui se sont rendus à la convocation de M. Hulot, sans avoir lu à quoi ils s’engageaient ».
Revendiquant le dialogue entre formations républicaines, Marielle de Sarnez, députée européenne et vice-présidente de l’UDF, a déclaré rejoindre Alternative Libérale « sur la question européenne et la question des institutions ».
Appelant à « tourner la page sur ce qui se passe depuis 25 ans », elle a exposé les similitudes entre les propositions des libéraux et celles de François Bayrou sur les institutions: séparation effective des pouvoirs « y compris médiatiques et économiques », renforcement drastique du rôle du Parlement, modification du mode de scrutin, redéfinition des compétences de l’Etat…
Annemie Neyts-Uyttebroeck, présidente de l’ELDR, a apporté ses vœux à Alternative Libérale, espérant voir les libéraux français rejoindre bientôt le mouvement libéral européen, après leur « baptême électoral ».
André Bercoff, porte-parole de Corinne Lepage, a appelé à « en finir avec la Monarchie bananière pour en venir à la République durable ».
Michel Godet, économiste et auteur du Courage du bon sens, a fait part de son analyse quand à l’état du « modèle social français », qui n’a plus de social que le nom.
Mathieu Laine, auteur du livre éponyme, a dénoncé La Grande Nurserie qui infantilise les Français.
Les candidats et porte-parole d’Alternative Libérale, à commencer par son président, ont exposé leurs positions concernant les services publics, l’assurance santé, les quartiers populaires, la politique de sécurité, l’instauration du « salaire complet » ou encore la légalisation du cannabis.
Edouard Fillias est revenu sur les raisons qui l’ont poussé à quitter la sécurité sociale, « un système inique qui ne fonctionne pour personne » et assuré l’assistance de sa bonne santé.
Revendiquant un libéralisme « authentique et humaniste », le président d’Alternative Libérale a conclu : « Nos idées sont économiquement efficaces, bien sûr, mais nous les défendons parce qu’elles sont justes. Parce qu’il est juste, pour un homme libre, de faire les choix essentiels de sa vie ».
Enfin, le candidat libéral à l’élection présidentielle a annoncé qu’il dispose au jour de 350 promesses de signatures d’élus et assure qu’Alternative Libérale « se donne les moyens de faire entendre la voix des libéraux ».
L’intégralité de ces interventions sera bientôt disponible sur le site d’Alternative Libérale.







