Les grands partis font semblant de s’inquiéter de l’abstention alors qu’ils font tout pour saper la campagne des élections européennes. En témoigne l’absence de programmes dignes de ce nom, de la part du PS et de l’UMP. En face, Alternative Libérale est en ordre de marche, avec des propositions réalistes, originales et cohérentes. Comme à chaque élection, le cœur des pleureuses entame son lamento face au risque d’une abstention élevée.
Mais comment pourrait-il en être autrement alors que les partis historiques font tout pour retarder le démarrage de la campagne afin de priver leurs contradicteurs d’espace de parole ? Une stratégie de la terre brûlée mise en œuvre par ceux qui savent que tout débat public leur serait défavorable. Pour les uns, au PS, parce qu’ils sont divisés et sans leader. Pour les autres, à l’UMP, parce qu’ils ne souhaitent pas que le bilan très mitigé du Président soit jugé à cette occasion.
Outre l’absence du débat des représentants du PS et de l’UMP, le corollaire de cette stratégie est une absence consternante de programme, à droite comme à gauche. L’UMP se contente d’un argumentaire énumérant dix raisons de voter pour Nicolas Sarkozy... A l’inverse de la préparation de la campagne présidentielle, le parti de droite n’a manifestement pas planché son sujet.
Dans les différentes déclarations apparaît pourtant un axe redondant, lieu commun de la campagne : l’appel à une Europe plus protectrice, qui offre davantage de garanties et de sécurité. Un discours attendu qui surfe sur la peur et ne construit rien. Rien d’étonnant à ce que les électeurs hésitent à se déplacer quand les deux champions concourent sous une même bannière, usée jusqu’à la corde.
A l’inverse, Alternative Libérale réclame que l’Europe devienne la garante des libertés face à des gouvernements nationaux qui plaident pour augmenter encore l’intrusion de l’Etat à tous les niveaux de la vie économique et sociale.







