Monopole de la Sécu : l’administration veut étouffer le débat

Après l’annonce par Edouard Fillias de sa « rupture » avec la Sécurité sociale, l’administration montre les dents pour intimider le candidat et les Français tentés de se tourner vers des solutions alternatives. Le 8 décembre dernier, le candidat d’Alternative Libérale à l’élection présidentielle dénonçait, lors d’une conférence de presse, le monopole de la sécurité sociale sur les dépenses de santé des Français.

Incapable désormais de garantir un taux de remboursement satisfaisant, la Sécu trahit sa promesse d’égalité de tous devant la maladie. En France, seuls ceux qui ont les moyens peuvent se payer de bonnes mutuelles et être réellement couverts.

Pour manifester son opposition à un système devenu injuste et inefficace, Edouard Fillias a choisi de quitter symboliquement la Sécurité sociale. Une initiative largement relayée dans la presse et les médias : Le Nouvel Economiste, Marianne, France 2, France 3, RMC Info, Radio Nova, l’Hémicycle, Le Journal du Dimanche, RTL...

Cette annonce a également déclenché une forte fièvre du côté de l’administration, si l’on en croit la conférence de presse organisée dans l’urgence, le 15 décembre. Deux hauts fonctionnaires avaient fait le déplacement afin de rassurer les défenseurs du monopole actuel, à commencer par les partenaires sociaux qui se chargent (et vivent) de sa gestion.

Ainsi, Dominique Libault, directeur de la Sécurité Sociale au Ministère de la Santé, et Jérôme Vignon, directeur Emploi et Affaires sociales de la Commission à Bruxelles, ont voulu confirmer le caractère obligatoire du monopole. Une initiative pour le moins présomptueuse pour trancher un débat à la fois politique et juridique. Ils auraient peut-être dû attendre la conclusion des procédures en cours sur la question auprès des institutions judiciaires européennes (procédure en cours contre le monopole de la sécurité sociale devant la Cour de Justice des Communautés Européennes).

Pour appuyer leur propos, ces deux technocrates n’ont pas hésité à mettre en cause le candidat libéral, menaçant de faire appliquer les sanctions prévues par la loi (6 mois de prison et 15.000 euros d’amende) pour incitation au non-paiement des cotisations, comme en témoignent les articles publiés par L’Humanité, Le Figaro ou encore Le Parisien.

Il s’agit manifestement d’une tentative d’intimidation de la part de l’administration sur la personne d’un candidat à l’élection présidentielle. Dominique Libault est clair : "Nous espérons que l'effet dissuasif suffira. Mais s'il le faut, nous utiliserons cet article."

Cette réaction aussi hâtive que brutale confirme que le mal est profond et que la contestation gagne du terrain. Pourtant, le vrai débat qu'Alternative Libérale a ouvert ne concerne pas l’ambiguïté juridique du monopole, mais bien la proposition politique d'ouvrir à la concurrence l’assurance maladie pour ceux qui le souhaitent.

Edouard Fillias a choisi de porter ce thème majeur, qui concerne tous les Français, dans la campagne présidentielle, usant ainsi de son droit de citoyen engagé à s’exprimer librement dans le cadre d’une campagne électorale. Un droit auquel il ne renoncera pas.

Pour connaître les propositions d’Alternative Libérale sur la Sécurité sociale, nous vous invitons à consulter le site jetequitte.fr et à visionner le film de la conférence de presse d’Edouard Fillias.
 
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