En effet, le microcrédit est un excellent moyen pour accompagner les populations les plus pauvres vers la prospérité: il s’agit de prêter de faibles sommes d’argent aux plus démunis désireux de lancer une activité économique. Depuis 30 ans, l’action de la Grameen Bank a connu d’impressionnants résultats. Au-delà du fort taux de remboursement qui atteint 98% et montre l’engagement des jeunes entrepreneurs, le microcrédit a favorisé l’émancipation des femmes (96% des bénéficiaires des prêts), le développement économique (58% des familles bénéficiaires ont dépassé le seuil de pauvreté) et l’accès des plus pauvres aux services bancaires.
Mais Muhammad Yunus a surtout démontré qu’il est plus efficace, pour lutter contre la misère, de faire confiance aux individus en leur permettant d’entreprendre, plutôt que de compter sur des aides gouvernementales qui ne peuvent qu’encourager la corruption et l’inefficacité.
Comme il l’écrit dans son autobiographie Banker to the Poor : « La bureaucratisation encouragée par les subventions, la protection économique et politique, et le manque de transparence détruit tout et encourage la corruption. Ce qui a commencé avec de bonnes intentions a créé un désastre. Les gouvernements n’ont pas les réponses et ne les auront jamais. C’est aux entrepreneurs sociaux de résoudre nos problèmes. »
Pour Alternative Libérale, c’est en favorisant massivement le microcrédit, plutôt qu’en assurant les fins de mois des régimes les plus corrompus de la planète, que la France aidera vraiment les plus pauvres.







