Mercredi 9 juillet à 19h30, Alternative Libérale organise une conférence-débat avec Jean-Luc Romero sur le thème de la fin de vie et du suicide assisté. Alternative Libérale plaide pour le droit des malades à décider eux-mêmes, en toute conscience, de leur fin de vie.
Il y quelques semaines, Chantal Sébire incarnait tragiquement les limites de notre législation. Cette femme, qui souhaitait mourir pour échapper à son calvaire et à l’acharnement thérapeutique, s’est vue jusqu’au bout refuser par notre justice le droit de partir entourée de ses proches.
Jean-Luc Romero, qui l’a accompagnée pendant ces heures de grande détresse, est le Président de l’Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité. Il sera l’invité d’Alternative Libérale pour présenter sa position, ce mercredi 9 juillet à 19h30, au siège d'Alternative Libérale, 94, boulevard Flandrin, à Paris (métro Porte Dauphine).
Au-delà de la légalisation de l’assistance au suicide, nous débattrons avec lui de la question des garde-fous à mettre en place pour s’assurer de la réelle volonté du malade, mais aussi du développement des soins palliatifs et de leur capacité à répondre aux attentes des malades en fin de vie. Si la loi Léonetti de 2005 a autorisé les malades atteints de pathologies incurables à refuser l’acharnement thérapeutique dans certaines situations, en suspendant tout traitement ou alimentation, elle exclut que leur décès puisse être précipité d’aucune façon ou que les moyens d’abréger leurs souffrances soient mis à leur disposition.
Il en résulte une situation hypocrite, où la seule alternative offerte aux personnes qui désirent abréger des souffrances insupportables sans espoir de guérison est de mourir à petit feu, faute d’alimentation, plongés dans un coma irréversible sur un lit d’hôpital.
La possibilité de mettre fin à nos jours au moment où nous le voulons est pour la plupart d’entre nous une liberté de facto, que nous n’exerçons jamais pour la plupart, mais qui reste toujours à notre disposition.
Il n’est pas acceptable que sous prétexte qu’une personne n’est plus en mesure, par son état physique ou son immersion en milieu hospitalier, de mettre fin à ses jours par ses propres moyens, aucune possibilité ne lui soit laissée d’exercer cette liberté.
Interdire toute aide au suicide, quand la personne concernée a clairement exprimé et répété sa volonté, revient à lui dénier son droit le plus intime : celui de choisir les circonstances de sa mort.
Plusieurs de nos voisins comme la Suisse, la Belgique, les Pays-Bas ou l’Espagne ont prévu dans leur législation la possibilité pour les malades de choisir les circonstances de leur mort et nombreux sont les Français à se rendre dans ces pays pour y mourir comme ils l’entendent.
Ainsi, le droit de mourir dans la dignité est aujourd’hui un privilège réservé à quelques uns, comme l’était, il y a quelques décennies, celui des femmes d’interrompre une grossesse sans risquer leur vie ou la prison.
Alternative Libérale plaide pour une législation permettant aux malades en fin de vie qui le souhaitent d’obtenir par une prescription les moyens de mettre fin à leurs jours eux-mêmes, avec ou sans accompagnement médical, comme cela se pratique en Suisse ou en Belgique.
Par ailleurs, les efforts engagés depuis quelques années dans le traitement de la douleur et les soins aux personnes en fin de vie doivent être intensifiés afin d’améliorer la qualité de vie de tous et jusqu’à la dernière heure. En aucun cas l’évolution nécessaire de la loi ne doit servir de prétexte à une relâche des efforts en la matière.
Nous comptons donc sur vous, nombreux, pour ce débat passionnant avec Jean-Luc Romero, mercredi 9 juillet à 19h30, au siège d'Alternative Libérale, 94, boulevard Flandrin, à Paris (métro Porte Dauphine).







